Mahapleu est une sous-préfecture du département de Danané, dans la région du Tonkpi. Cette paisible localité est secouée depuis quelques heures. La raison, un écolier a été violemment battu par des enseignants de l’école primaire où il fréquente.
Une maladresse de langue
Une maladresse de langage est à l’origine de la situation qui secoue Mahapleu.
Dans cette localité, il y a quelques jours, un écolier de l’école primaire Grâce Divine de Mahapleu a fait une confusion linguistique.
Selon certaines informations, c’était le jeudi 29 janvier 2026. Il s’agit de A.K. Benjamin, élève en classe de CP2.
Voulant indiquer que son enseignante était en situation de deuil, il a plutôt dit dans un français d’écolier de zone rurale, qu’elle était décédée.
De violents coups
Cette maladresse est mal interprétée. Elle a des conséquences graves pour l’enfant. La mauvaise interprétation parvient jusqu’à un enseignant.
Avec une collègue, il inflige de violents coups au môme sans vérification des faits. Dans des images sur les réseaux, on peut voir des grosses marques de coups sur le corps de l’enfant.
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Très vite, la nouvelle des coups portés à l’écolier se répand. La famille se plaint. Les autorités sécuritaires, judiciaires, les services sociaux de Mahapleu et de Danané reçoivent l’information.
Ils se saisissent du dossier. Il en est de même pour l’Inspection de l’enseignement primaire local.
L’enfant a été conduit à l’hôpital. C’est l’école où il fréquente qui a assuré les premiers soins. Aux dernières informations, sa santé s’est améliorée. Il aurait également repris les cours.
L’enseignant suspendu
L’école a présenté ses excuses à la famille de l’écolier. Elle a également décidé de suspendre l’enseignant directement impliqué.
Dans cette sous-préfecture, les habitants restent attentifs à l’évolution de la procédure judiciaire.
On annonce une journée publique d’excuses et de sensibilisation à l’intention des enseignants, élèves et parents, en vue de restaurer la confiance et de prévenir toute récidive.
L’initiative est de l’’Association des élèves et étudiants du canton Oua (AEECO).
Zran Lôh
OM – 2/26

















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