Candidat déclaré aux élections législatives 2025 dans la circonscription de Bin-Houyé -Goulaleu, Herbert Diko se confie à ouestmedia.ci.
Pourquoi avez-vous décidé de vous porter candidat indépendant ?
Ma décision de me porter candidat indépendant est avant tout un acte de fidélité. Fidélité envers les habitants de cette circonscription que je sers depuis des années.
Je crois que la situation est trop grave pour se laisser enfermer dans les jeux partisans habituels.
Les défis que nous rencontrons – qu’il s’agisse du chômage des jeunes, de la cherté de la vie ou de l’insécurité – exigent des solutions pragmatiques qui dépassent les clivages traditionnels.
En candidat indépendant, je m’engage à porter uniquement la voix des citoyens à l’Assemblée nationale, sans autre avec des partis politiques.
C’est une question de cohérence et de liberté pour mieux représenter le peuple.
N’avez-vous peur des représailles au niveau de votre parti, vu que vous êtes secrétaire départemental ?
La peur n’est pas un moteur d’action acceptable en politique. J’assume pleinement et sereinement mon choix, qui est dicté par la conviction et par un profond respect pour les électeurs.
Le parti auquel j’appartiens est une famille démocratique où le débat d’idées existe. Je respecte ses règles et je discuterai sereinement avec mes camarades en temps voulu.
Mon focus aujourd’hui n’est pas sur les éventuelles réactions internes, mais sur le débat public avec les citoyens que je souhaite servir.
La politique, pour moi, se vit au service de la population, pas dans les calculs d’appareil politique.
Quelles sont les chances de Herbert Diko ?
Je respecte tous les candidats qui se présentent avec la volonté de servir.
C’est aux électeurs de trancher, et je leur fais confiance pour faire le meilleur choix pour notre circonscription.
Mon rôle n’est pas d’évaluer les chances des uns et des autres, mais de convaincre par la force de mon projet et par mon ancrage local.
Avec mes propositions concrètes, mon indépendance d’esprit et mon attachement à ce territoire je ferai la différence.
Je mise sur le dialogue direct avec les citoyens, et c’est sur ce terrain que je souhaite que la campagne se joue.
Le respecte, je l’ai pour tous les candidats mais au soir du 27 décembre le nouveau député de Bin-Houyé et Goulaleu s’appellera Diko Herbert.
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Il se raconte que votre candidature serait suscitée par votre mentor, la Secrétaire d’État Mahi Clarisse. Que répondez-vous à ces allégations ?
Je remercie ceux qui imaginent ainsi des scénarios. Mais la réalité est beaucoup plus simple. Ma candidature est le fruit de ma propre volonté et de la sollicitation de nombreux compatriotes.
Je suis un homme libre et responsable. J’ai de l’estime et du respect pour la Secrétaire d’État Mahi Clarisse, qui fait assez pour moi comme pour d’autres figures politiques.
Mais je n’ai de mentor que les habitants de cette circonscription. Personne ne m’a « suscité » ou téléguidé.
Ces allégations sont infondées et, je le crois, insultantes pour l’intelligence des électeurs.
Elles visent à nier la légitimité d’une démarche citoyenne et indépendante. Je suis le seul pilote de mon engagement.
Ma candidature est le fruit de ma propre volonté et de la sollicitation de nombreux compatriotes au vu de nos actions sur le terrain.
Je suis un homme libre, mâture et très responsable. La secrétaire d’État Mahi Clarisse est bien ma mère, c’est vrai elle fait beaucoup moi et je profite même de cette lucarne pour lui dire toute ma gratitude et que je lui serai toujours reconnaissant.
Elle fait aussi beaucoup pour l’ensemble des cadres et populations du Tonkpi et en particulier pour notre circonscription.
Mais en ce qui concerne notre décision elle n’est mêlée à rien. C’est une décision personnelle et appuyée par mes mentors qui sont les populations.
Les élections riment très souvent avec des passions débordantes débouchant sur des conflits de tous ordres. Un message à cet effet ?
Votre question touche à l’essence même de notre démocratie. Je veux profiter de cette tribune pour lancer un appel à la sérénité, au respect et à la paix.
Les élections sont une compétition d’idées, pas une guerre. La passion pour nos convictions doit nous animer, mais jamais nous aveugler.
Je m’engage personnellement à mener une campagne digne, respectueuse de tous mes adversaires et focalisée sur les vrais sujets.
J’en appelle à tous les acteurs politiques et à tous les citoyens : que le débat soit vif, mais que le respect soit absolu.
À la fin du scrutin, nous devrons continuer à vivre ensemble et à reconstruire notre pays. Que la meilleure idée gagne, dans la paix.
Réalisé par Ashley Oulaye
OM – 11/25

















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