Le rideau est tombé sur la première édition du festival de Gohitafla. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour un coup d’essai, cet évènement culturel a été un coup de maître.
Tout a commencé le jeudi 20 août 2026 avec un tournoi de gala. FC Siafla a remporté cette compétition disputée toute la journée.
En soirée, le convoi des festivaliers venus d’Abidjan est arrivé. Ils ont été accueillis en fanfare par la population locale.
Le cortège a ensuite sillonné les artères principales de la ville, donnant le ton des trois jours à venir.
Pour cette première édition du festival de Gohitafla, douze masques traditionnels ont répondu présent.
Les conteurs de Zougonéfla les ont accompagnés tout au long du festival.
Répartis à raison de quatre masques par jour, ils venaient des quatre coins du département. Plus de 8 000 festivaliers ont assisté à leurs prestations.
Parmi eux figuraient le Zaouli de Siafla, le Bannin d’Oureitafla, le Klô de Zraluo et le Gou de Bongofla.
On notait aussi le Saaplô de Minfla, le Zaouli de Brodoufla, le Flali de Kaloufla et le Zaouli de Manfla.
Le Zamblé de Gohitafla, le Kloulou de Grazra et le Gbôkou de Voueboufla complétaient cette liste prestigieuse.
L’imposant masque Goli, invité du peuple voisin Wan, a marqué les esprits.
Durant trois jours, le public a contemplé toute la diversité des masques Gouro. Leurs pas de danse envoûtants ont régulièrement mis la foule en liesse.
Les nuits étaient réservées aux prestations d’artistes, dans un maquis géant animé chaque soir.
Le samedi 22 août, deuxième journée du festival, la cuisine locale a eu son heure de gloire. Le FESTIGO a mis en lumière le riche patrimoine culinaire du peuple Gouro.
Les festivaliers ont découvert et dégusté plusieurs spécialités authentiques : Nrouh Va Sâa, Bêhê Ihia Sâa, Fonhon Va Sihi Sian et Tôhô Ti.
Cette présentation a permis de valoriser le savoir-faire culinaire du terroir.
Plus tôt dans la journée, un panel s’est tenu au Centre culturel de Gohitafla, destiné aux femmes de la localité.
Le thème abordait l’autonomie économique des jeunes femmes rurales. Armelle Yougoné, épouse Zoro Bi Ballo Éphiphane, a animé cette rencontre.
Directrice de cabinet de la présidente du Sénat de Côte d’Ivoire, elle préside également l’Ong Action en milieu rural.
Elle a exhorté les femmes à se constituer en coopératives agricoles, pour faciliter l’accès au financement de leurs projets.
Le public a aussi assisté aux jeux ancestraux des femmes Gouro d’antan, un moment de pur bonheur pour les festivaliers.
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Cette première édition a permis de révéler les artistes locaux du département.
L’ambition était de les faire connaître davantage au grand public. Plusieurs stands de partenaires et d’artisans étaient installés sur le site.
Les festivaliers ont pu découvrir leurs produits et services, favorisant rencontres et réseau relationnel.
Six prix ont récompensé plusieurs personnalités lors de cette édition inaugurale. Le Grand Prix FESTIGO 2026 est revenu à Kouakou Yao, Préfet du département de Gohitafla.
Il a été salué pour son appui constant, déterminant dans l’organisation de ce festival inédit.

Dans son allocution, le Commissaire général du FESTIGO a pris la parole. Doh Bi Tah Augustin a remercié l’ensemble des festivaliers et partenaires.
Il a salué tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’événement.
« Le FESTIGO est l’apport de la jeunesse pour soutenir les efforts des cadres », a-t-il déclaré, précisant que ces efforts servent le développement de la région de la Marahoué.
Après trois jours de célébration et de partage culturel, cette première édition s’achève sur une note de satisfaction générale.
Le rendez-vous est déjà pris pour la deuxième édition du festival, prévue du 27 au 29 août 2027 à Gohitafla.
Les organisateurs promettent une édition encore plus grandiose.
Zran Lôh
OM – 9/26

















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