Dossahé est une rivière qui traverse la ville de Bangolo. Dans cette ville, en période de pluie comme c’est présentement le cas dans l’ouest montagneux du pays, ce cours d’eau déborde. Et devient un souci pour les populations riveraines.
En venant du centre-ville de Bangolo, coule un ruisseau filiforme entre des tas d’ordures. C’est juste avant d’amorcer la petite côte à l’approche du grand marché.
Insignifiant en saison sèche, ce cours d’eau devient un véritable souci pendant la saison des pluies.
Il l’est à la fois pour les usagers, les autorités municipales et pour les commerçants installés aux abords de cette voie principale.
À chaque tombée de la pluie, le petit pont sur la rivière Dossahé se bouche instantanément. Ce qui a pour conséquence de fermer l’espace entre la boulangerie » pain chaud » et la pharmacie moderne.
Il devient dès lors impossible pour les commerçants d’exercer correctement leurs activités.
C’est encore le cas cette année comme constaté par ouestmedia.ci.
» L’eau peut stagner là durant deux à trois jours. Lorsque les pluies s’enchaînent, nous pouvons passer une semaine à la maison sans rien faire.
Pourtant nous devrons payer les impôts et les magasins. C’est vraiment difficile pour nous« , nous explique Djibril, un mécanicien. Son lieu de travail est complètement inondé.
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Pour évacuer les eaux de Dossahé, ces commerçants sollicitent l’aide de certains jeunes, maîtres en nage qui débouchent le pont.
» Mais c’est comme si rien n’est fait car à chaque pluie c’est le même scénario » informe Mamadou, un bijoutier.
» A partir de juin, je paye des seaux. Car je sais que le courant d’eau va inonder mon magasin« , confie Z. Serge, un coiffeur.
« L’inondation à laquelle nous assistons chaque année sur cette voie est le fait de l’urbanisation. Depuis quelques années, de nombreux logements ont été construits en amont de cette rivière.
Ce qui fait que le pont n’arrive plus à supporter le flot d’eau qui vient de Gouegui jusqu’au marché.
La mairie a plusieurs fois déboucher ce pont mais rien ne change. Il va falloir construire un nouveau pont.
Mais le maire attend l’achèvement du pont entre le quartier Dioulabougou et l’hôpital général.
Cet axe est la seule déviation qui pourra permettre aux populations de se rendre au marché ou dans certaines contrées », confie sous le couvert de l’anonymat un des agents de cette collectivité territoriale.
En attendant la réalisation de cet ouvrage, les commerçants sur cette voie s’en remettent au bon Dieu afin qu’il favorise l’écoulement sans souci pour eux, de Dossahé, le cours d’eau qui défie les autorités.
Farah Adams à Bangolo
OM – 7/26

















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